Comment détecter et prévenir les attaques par injection SQL en 2024
L’injection SQL représente un type extrêmement commun de cyberattaque qui vise plus particulièrement les applications PHP et ASP. Au-delà du SQL, l’injection de code fait d’ailleurs partie de la liste OWASP des dix principaux risques qui menacent la sécurité des applications Web.
Il y a à cela trois raisons majeures :
- Les bases de données SQL sont omniprésentes.
- Celles-ci renferment en général des données extrêmement alléchantes pour les pirates, dont des informations sur les comptes d’utilisateur, numéros de carte de crédit, données de connexion d’administrateur, etc.
- La vulnérabilité à l’injection est une faille de sécurité présente de façon généralisée dans les applications Web, notamment lorsque leur code est hérité de versions antérieures.
Examinons de plus près la manière dont les attaques par injection SQL sont perpétrées, pourquoi de nombreuses stratégies de prévention communes sont inefficaces, et comment une solution efficace de protection contre les bots peut vous aider à éviter non seulement les attaques par injection SQL, mais aussi tous les autres types d’intrusions orchestrées au moyen de bots.
Synthèse
En quoi consistent les attaques par injection SQL (SQLi) ?
L’injection SQL est une technique d’attaque qui exploite les failles de sécurité présentes dans les champs de données tels que ceux des formulaires de contact et des barres de recherche, ou encore dans les pages Web ayant un contenu dynamique. En d’autres termes, il s’agit de toutes les zones interactives qui comportent une « ligne ouverte » renvoyant à une base de données dorsale.
Si l’entrée n’est pas correctement désinfectée, ces zones deviennent exploitables par des pirates informatiques, qui cherchent à injecter des commandes SQL malveillantes destinées à exécuter des commandes non intentionnelles sur la base de données.
Pour la cible, l’impact d’une attaque par injection SQL réussie est souvent grave.
Bref historique de l’injection SQL
La technique d’injection SQL ne date pas d’aujourd’hui : sa première description recensée remonte déjà à 1998. D’innombrables acteurs malveillants s’en sont saisis depuis lors, en causant des ravages parmi des entreprises et institutions qui vont de l’Organisation mondiale du Commerce à Yahoo.
Lors d’une offensive particulièrement fructueuse en 2013, des pirates sont parvenus à détourner les moteurs de recherche de Google afin d’exécuter des attaques par injection SQL en publiant simplement des URL sur les sites qu’ils contrôlaient. Alors que les araignées de Google parcouraient ces sites Web, elles suivaient les liens malveillants et, incidemment, favorisaient les vecteurs de propagation des attaques par injection SQL sur les cibles visées.
Plus récemment, les plateformes commerciales et Open Source de l’opérateur d’e-commerce Magento ont laissé plus de 300 000 sites de commerce électronique ouverts aux cyberattaques, y compris par injection SQL, ce qui a permis le siphonnage des données de carte de crédit appartenant à plusieurs millions de consommateurs en ligne. Du fait de la vulnérabilité du code de Magento, les impétrants sont parvenus à injecter des commandes SQL malveillantes et à les acheminer vers les bases de données des détaillants en ligne ciblés, afin d’en extraire certaines données sensibles telles que les informations relatives aux clients et aux paiements.
Qui sont les auteurs des attaques par injection SQL et quel est leur but ?
Les attaques par injection SQL sont peu coûteuses et faciles à perpétrer, et les conséquences peuvent être dévastatrices pour leurs victimes. Il n’est donc guère surprenant que cette méthode reste populaire auprès des pirates.
Lorsqu’une attaque par injection SQL réussit, ses auteurs peuvent potentiellement :
- Extraire et divulguer des données sensibles
- Effacer des contenus dans une base de données
- Manipuler des transactions
- Forger des identités
- Forcer l’escalade de privilèges pour devenir des administrateurs du serveur de base de données
Compte tenu de la prévalence fréquente d’interfaces d’ancienne génération, les applications PHP et ASP sont des cibles particulièrement prisées. Qui plus est, la plupart des entreprises ont tendance à négliger l’importance des défenses basiques contre les attaques par injection SQL.
Anatomie d’une attaque par injection SQL
- Analyse des vulnérabilités : les assaillants s’appuient sur des bots pour identifier les failles permettant l’injection SQL dans vos applications Web.
- Attaque : une fois qu’une vulnérabilité a été découverte, les attaquants saisissent des commandes malveillantes. Souvent, ils tentent plusieurs variantes afin de tester les différentes opérations possibles sur la base de données.
- Automatisation : les étapes de reconnaissance et d’attaque peuvent être automatisées au moyen d’outils faciles à se procurer.
Êtes-vous vulnérable à une attaque par injection SQL ?
Il n’y a pas moyen d’y échapper : si vous avez un site web ou une application web qui utilise une base de données SQL, vous êtes vulnérable à une attaque par injection SQL. Mais être vulnérable ne signifie pas être impuissant. Vous pouvez vérifier votre vulnérabilité en… vous attaquant vous-même.
Les vecteurs d’attaque les plus courants pour une injection SQL sont les requêtes HTTP GET et HTTP POST. D’autres vecteurs, moins fréquemment utilisés, incluent les données des cookies HTTP ainsi que les en-têtes HTTP User-Agent et Referer. Vos ingénieurs logiciels peuvent utiliser des outils open source de pentest tels que sqlmap ou OWASP ZAP pour tester si vos bases de données SQL sont vulnérables à des attaques.
Stratégies préventives communes contre l’injection SQL
Pour contrer les attaques par injection SQL, les développeurs peuvent employer diverses stratégies de défense :
- Utilisation d’instructions préparées, de requêtes paramétrées ou de procédures stockées visant à s’assurer que les éléments SQL des champs de saisie utilisateur ne soient jamais traités comme des requêtes réelles.
- Inscription sur une liste autorisée de la validation des saisies afin d’éviter que des données indésirables ne soient envoyées à votre base de données.
- Affichage de messages d’erreur uniquement génériques pour les utilisateurs. En effet, les pirates peuvent obtenir de nombreuses informations à partir de messages d’erreur spécifiques liés à des requêtes ayant échoué.
- Restriction des privilèges d’administrateur de base de données, en particulier pour les comptes des applications.
- Stockage sécurisé des données sensibles (par exemple avec hachage des mots de passe) afin de limiter l’impact en cas de fuite de données.
Toutes ces stratégies vous aideront à répondre de façon plus sûre aux saisies de données utilisateur malveillantes. Néanmoins, la plus simple et la plus efficace de toutes les protections contre les attaques par injection SQL consiste à empêcher en premier lieu que les saisies de données malveillantes ne puissent advenir.
Prévention de l’injection SQL avec DataDome
Comme mentionné ci-dessus, la première étape d’une attaque par injection SQL consiste généralement à lancer des robots d’analyse des vulnérabilités afin d’identifier les sites Web qui présentent des failles d’injection SQL. En effet, l’injection SQL fait partie des menaces de bot les plus agressives auxquelles font face les clients de DataDome, au même titre que le scraping intensif, l’usurpation d’informations d’identification et les atteintes DoS en couche 7.
DataDome recense les bots de détection des vulnérabilités SQLi en temps réel et les bloque avant qu’ils n’atteignent votre application. Cette protection les empêche de procéder effectivement à l’attaque, sans pour autant entraîner d’impact sur les internautes humains réels.
DataDome est une véritable solution SaaS déployable en quelques minutes sur n’importe quelle infrastructure Web, sans nécessiter de modifications de votre architecture. Une fois configurée, la solution fonctionne en mode de pilotage automatique sans intervention quotidienne de vos équipes.
En analysant plusieurs milliards d’événements journaliers, notre moteur de détection de bots s’appuie sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique pour déterminer en moins de 2 millisecondes si un visiteur est un humain ou un robot. De plus, chaque fois qu’une nouvelle menace est détectée sur un site Web d’un de nos clients, tous les utilisateurs de DataDome sont immédiatement protégés contre cette attaque potentielle.
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