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Le coût des attaques de bots : ce qu’une journée sans protection contre les bots pourrait coûter aux plateformes fintech

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Les plateformes fintech sont confrontées chaque jour à une menace automatisée massive. Plus de la moitié du trafic web est désormais générée par des bots, et environ un tiers de ce trafic provient de bots malveillants. Cela signifie qu’une part importante des visites sur les sites financiers ne provient pas de véritables clients, mais de scripts automatisés qui tentent de commettre des fraudes, d’extraire des données ou de tester des identifiants volés.

Les institutions financières comptent parmi les cibles principales au niveau mondial. En effet, les États-Unis sont la première région ciblée par le trafic de “bad bots”, et le secteur des services financiers figure parmi les industries les plus attaquées (juste derrière le voyage, le commerce de détail et l’éducation). Les banques et les entreprises de technologie financière sont également les plus touchées par les attaques visant les API et le piratage de comptes, car les attaquants se concentrent sur les API et les systèmes de connexion pour accéder à des comptes financiers sensibles.

Les attaques automatisées par bots coûtent jusqu’à 116 milliards de dollars par an aux entreprises. Lorsqu’on y ajoute les exploits associés aux API, les pertes annuelles atteignent 186 milliards de dollars dans le monde. Les grandes entreprises sont les plus touchées : celles générant plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires sont 2 à 3 fois plus susceptibles de subir des attaques de bots que les plus petites structures. Les plateformes fintech, qui gèrent souvent des transactions de grande valeur et des données sensibles, sont des cibles privilégiées.

La fraude par account takeover (ATO) a, à elle seule, entraîné près de 13 milliards de dollars de pertes en 2023, dont une grande partie est liée au credential stuffing et à d’autres attaques automatisées menées par des bots. Pour les victimes individuelles, les pertes peuvent être dévastatrices (une personne touchée par un account takeover perd en moyenne 12 000 $) ; et pour la plateforme financière, chaque compte compromis ou transaction frauduleuse représente un impact direct sur les résultats financiers et la réputation.

Coûts d’infrastructure : payer pour du trafic malveillant

L’un des coûts les plus immédiats liés à une activité de bots non contrôlée est le gaspillage d’infrastructure et de bande passante. Les bots malveillants représentent environ 30 % à 37 % de l’ensemble du trafic internet aujourd’hui. Cela signifie que si votre plateforme reçoit 100 millions de visites par mois, des dizaines de millions peuvent être de fausses requêtes émanant de bots. Tous ces accès supplémentaires augmentent la charge serveur, la consommation de bande passante et le dimensionnement automatique des instances cloud, ce qui fait grimper les coûts d’infrastructure… Sans aucun retour sur investissement.

À grande échelle, l’impact est considérable. KaBuM!, un leader du e-commerce, a constaté que jusqu’à un tiers de sa capacité d’infrastructure était consommé par le trafic malveillant de bots. Leurs serveurs à mise à l’échelle automatique déclenchaient de nouvelles instances pour absorber les vagues de requêtes de bots, ce qui revenait à brûler de l’argent pour satisfaire les attaquants.

Si une plateforme fintech passe une journée sans protection contre les bots, une activité similaire pourrait entraîner un redimensionnement d’urgence, voire des ralentissements ou des pannes, autant d’incidents coûteux. Les interruptions de service sont particulièrement onéreuses : selon les estimations de Gartner, une heure de panne peut coûter entre 140 000 $ et 540 000 $ en pertes d’activité. Même sans interruption totale, les bots peuvent dégrader les performances du site, et chaque seconde de délai de chargement peut faire chuter les taux de conversion de 7 %, entraînant une baisse des transactions réussies. Dans les services financiers, un site lent ou indisponible pendant les heures de pointe peut se traduire directement par une perte de revenus et des clients frustrés.

De nombreuses entreprises ne disposent toujours pas d’un filtrage de bots adapté. Le Global Bot Security Report 2024 de DataDome révèle que 65 % des entreprises ne sont absolument pas protégées contre les attaques de bots les plus basiques. Ne mettre en place aucune solution de gestion des bots revient à absorber ces coûts et à accepter les compromis sur la performance. Si le budget annuel d’infrastructure de votre plateforme fintech est, par exemple, de 5 millions de dollars, et qu’un tiers du trafic est malveillant, vous pourriez dilapider une part importante de cette enveloppe (potentiellement plus de 1,5 million de dollars) au service des attaquants. En d’autres termes, une journée sans protection contre les bots, c’est une journée à financer des capacités serveur… Pour les cybercriminels, un coût qu’aucune entreprise ne devrait tolérer.

Charge opérationnelle : des heures de travail perdues à combattre les bots

Les bots ne se contentent pas de saturer l’infrastructure, ils accaparent aussi le temps de vos équipes. Sans protection efficace, les équipes IT, sécurité, fraude et opérations deviennent la dernière ligne de défense, forcées d’enquêter sur des pics de trafic, d’ajuster les règles de pare-feu et de traquer les anomalies.

Les heures perdues s’accumulent rapidement. Chez KaBuM!, les ingénieurs passaient 2 à 3 heures par jour à gérer l’activité des bots, soit environ deux semaines de travail par mois consacrées à de l’atténuation manuelle. Et ce ne sont pas des heures libres : elles sont prises sur des projets stratégiques et les priorités métier essentielles.

Le coût caché des bots, c’est la perte d’opportunités. Supprimez vos défenses, et vos meilleurs talents se retrouvent en mode urgence. Heures supplémentaires, épuisement, interventions en urgence… Tout cela s’accumule vite.

Chaque heure passée à réagir face aux bots est une heure de moins consacrée à la construction, à l’amélioration ou au service client. Et dans la fintech, où la rapidité et la stabilité sont primordiales, c’est un coût que peu d’équipes peuvent se permettre.

« Lorsque vous nettoyez le haut de votre entonnoir, toutes les couches en aval deviennent plus intelligentes. Elles voient plus clairement le trafic et peuvent mieux distinguer les comportements légitimes des abus. Cela améliore notre visibilité, aide nos modèles à apprendre plus vite et réduit les frictions pour les utilisateurs réels. »
Dan Ayash, Director, Advanced Cybersecurity Solutions chez PayPal

Perte de revenus liée au vol de contenu et au scraping

Tous les bots ne s’attaquent pas aux comptes. Certains scrapent silencieusement votre contenu, provoquant une perte de revenus sur le long terme. Les plateformes fintech publient souvent des ressources à forte valeur ajoutée : données de marché, tableaux de bord financiers, recherches, tarification ou outils pédagogiques. Sans protection, les bots peuvent siphonner ce contenu non-stop, le republier ailleurs et nuire à votre trafic, votre image de marque et votre activité.

L’impact est considérable. Le scraping de contenu peut à lui seul coûter jusqu’à 2 % du chiffre d’affaires annuel, soit des millions de dollars perdus en publicité, abonnements ou conversions. Il ne s’agit pas seulement de vol de contenu, mais aussi de perte d’audience. Si les utilisateurs peuvent trouver vos données ailleurs, ils le feront.

Les scrapers sollicitent également l’infrastructure. Une vague de requêtes pendant les heures de pointe peut ralentir votre site ou provoquer des pannes, entraînant des pertes de transactions et une fuite des clients. Près de 10 % des utilisateurs ne reviennent pas après une mauvaise expérience.

Même une seule journée sans protection contre les bots peut fausser vos analyses, réduire vos revenus et dégrader la valeur de ce que vous avez construit. Pour les plateformes fintech riches en données, protéger votre contenu revient à protéger votre entreprise.

Fraude et abus : pertes financières directement liées aux attaques de bots

Certaines des conséquences les plus immédiates et les plus coûteuses d’une défense insuffisante contre les bots sont liées à la fraude. Les plateformes fintech sont des cibles de choix, car les attaques réussies se traduisent souvent directement en argent.

Credential stuffing & ATO : les bots utilisent des identifiants volés pour accéder aux comptes utilisateurs. S’ils y parviennent, ils peuvent vider des fonds ou dérober des données sensibles. La fraude par account takeover a atteint 13 milliards de dollars en 2023, avec une perte moyenne de 12 000 $ par victime. Aujourd’hui, les régulateurs, notamment dans l’UE, imposent de lourdes amendes en cas de manquement à la prévention.

Carding & fraude au paiement : les bots testent à grande échelle des cartes bancaires volées, générant des transactions frauduleuses et des rétrofacturations qui s’accumulent rapidement. Une recrudescence de la fraude peut également entraîner une augmentation des frais de transaction ou une suspension de certains partenaires.

Denial-of-Service : certains bots visent la saturation. Une attaque DDoS coordonnée peut mettre une plateforme hors ligne à un moment critique, entraînant des pertes de plusieurs centaines de milliers de dollars par heure, ce qui nuit bien sûr à la confiance et peut déclencher des audits de conformité.

« Une attaque par déni de service pourrait coûter à notre entreprise des centaines de milliers de livres en pertes ou dommages, donc il est difficile de mesurer exactement ce que DataDome nous fait économiser, et on espère ne jamais avoir à le découvrir ! »
Mike Anderson, CTO chez Tap Global

Abus d’API : les API des fintech, notamment celles utilisées dans le cadre de l’open banking, sont des cibles privilégiées pour les bots. Sans protection, les attaquants peuvent les exploiter pour extraire des données sensibles, déclencher des transactions non autorisées ou inonder les systèmes de requêtes. Ces attaques peuvent saturer l’infrastructure, exposer des informations client et engendrer des comportements inattendus coûteux à corriger. Même de courtes périodes d’exposition peuvent générer des frais importants et nuire à la confiance.

« Pour combattre les bots pilotés par l’IA, il faut comprendre ce qu’ils essaient de faire, pas seulement qui ils sont. C’est exactement ce que nous permet DataDome. »
Dan Ayash, Director, Advanced Cybersecurity Solutions chez PayPal

Le constat est simple : la fraude automatisée peut faire chuter les revenus très rapidement. Et au-delà de l’argent, c’est la confiance des clients qui est en jeu, une fois rompue, elle est difficile à regagner.

Coûts cachés : réputation, conformité & avantage concurrentiel

Même une seule journée sans protection contre les bots peut causer des dommages à long terme.

La confiance est la première victime. Un incident lié aux bots, comme un account takeover, une fuite de données ou une interruption de service inattendue, peut rapidement ébranler la confiance des utilisateurs. Les clients doivent être certains que leurs comptes sont en sécurité et que les services sont fiables ; une fois cette confiance rompue, elle est difficile à rétablir.

Vient ensuite le risque de non-conformité. Les régulateurs sévissent, en particulier dans l’UE, où une seule violation liée à une prise de contrôle de compte peut entraîner des amendes de plusieurs millions de dollars. Même en dehors de ces régions, les conséquences juridiques des incidents liés aux bots sont coûteuses et prennent beaucoup de temps.

Il y a également un coût en termes de compétitivité. Les scrapers peuvent casser vos prix. Votre équipe se retrouve à gérer les urgences pendant que vos concurrents prennent de l’avance. Et si les bots faussent vos analyses, vos décisions en pâtissent.

Ces risques s’accumulent. Ils n’apparaissent pas immédiatement dans le bilan, mais ils érodent la croissance, la rapidité et la fidélité des clients au fil du temps. Pour les plateformes fintech, les coûts cachés de l’absence de protection sont tout sauf négligeables.

La protection contre les bots coûte moins cher que l’alternative

Une protection efficace contre les bots coûte bien moins cher que de s’en passer. Les bots ponctionnent les revenus sous tous les angles : pertes liées à la fraude, gaspillage d’infrastructure, vol de contenu, risques de fuite de données, sans oublier la mobilisation constante des équipes internes.

Et si une solution de défense a un coût, celui-ci est souvent compensé par les économies réalisées. De nombreuses équipes constatent qu’elle est rapidement rentabilisée grâce à la réduction de la charge des serveurs et du temps passé à éteindre les incendies.

Si vous disposez déjà d’une solution anti-bots, posez-vous la question suivante : est-elle suffisante ? Si des bots parviennent toujours à passer ou si vos équipes doivent encore intervenir manuellement, les coûts cachés s’accumulent. Même de brèves lacunes dans la protection peuvent entraîner des risques évitables et des frais généraux inutiles.

La protection contre les bots est un investissement dans votre chiffre d’affaires, vos clients et votre capacité à fonctionner sans interruption. Le coût de ne pas y souscrire, même pour un jour, est tout simplement trop élevé.

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