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Comment réduire efficacement le temps de réponse initial du serveur

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3 Jan, 2023
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L’un des principaux facteurs qui déterminent la vitesse de chargement de votre site Web est le temps de réponse du serveur. Comme son nom l’indique, le temps de réponse est la rapidité avec laquelle votre serveur répond aux demandes des utilisateurs, un facteur qui a une incidence décisive sur l’expérience utilisateur (UX) de votre site.

Dans ce guide, nous allons voir comment identifier l’origine de la lenteur de réponse des serveurs et surtout, apprendre les moyens de la réduire.

Le temps de réponse du serveur : de quoi s’agit-il ?

Le temps de réponse d’un serveur est un indicateur qui décrit le temps nécessaire à un dispositif (en l’occurrence, un ordinateur) pour recevoir un retour d’information de la part du serveur après qu’une demande de chargement de page Web lui a été adressée avec succès.

La mesure de ce paramètre est d’une importance cruciale, car de nombreuses applications Web ne peuvent fonctionner sans ce retour d’information. À l’inverse, la lenteur de réponse du serveur se traduit pour l’utilisateur par une attente prolongée, durant laquelle la page Web soit ne s’affiche pas du tout, soit comporte des erreurs (telles que des images à moitié chargées, une mise en page désorganisée, etc.).

Un serveur lent affecte donc non seulement la vitesse de chargement, mais aussi la stabilité visuelle pour les utilisateurs, qui est mesurée par une autre métrique appelée « décalage de mise en page cumulatif », ou CLS (Cumulative Layout Shift).

En termes plus techniques, le temps de réponse du serveur est également appelé le « temps au premier octet », ou TTFB (Time to First Byte). En effet, ce paramètre mesure essentiellement le temps nécessaire au serveur pour envoyer un octet unique à l’utilisateur en réponse à sa requête.

Plusieurs raisons justifient la réduction du temps de réponse côté serveur :

D’une part, selon Google, les internautes quittent un site Web s’il se charge en plus de trois secondes. Or, nous avons mentionné que le temps de réponse du serveur jouait un rôle très important dans la détermination de la vitesse optimale de chargement de votre page.

Dès lors, un temps de réponse élevé engendre un taux de défection qui l’est tout autant.

Ce désistement ne reflète pas seulement une expérience négative pour l’utilisateur ; c’est également un facteur de classement défavorable lors du référencement (SEO). D’ailleurs, la vitesse de chargement des pages est déjà un facteur de classement important pour les moteurs de recherche. C’est pourquoi Google a créé son propre outil nommé PageSpeed Insights.

Il est donc important de réduire le temps de réponse des serveurs et ce, pour trois raisons essentielles :

  1. Proposer une meilleure expérience aux visiteurs.
  2. Diminuer le taux de défection.
  3. Améliorer les performances de référencement.

Quels sont les facteurs qui influent sur le temps de réponse et la vitesse de chargement des serveurs ?

Et tout d’abord, quel est le temps de réponse optimal d’un serveur ? Toujours selon Google, le temps de réponse d’un site Web est correct lorsque le TTFB est inférieur à 200 millisecondes. En clair :

  • Si le temps de réponse de votre serveur est inférieur à 100 ms, c’est excellent.
  • Une durée comprise entre 100 et 200 ms est jugée satisfaisante.
  • Une durée comprise entre 200 ms et 1 s est considérée comme acceptable, mais devant être améliorée.
  • Enfin, au-delà d’une seconde, votre site est considéré comme trop lent.

Une large palette d’outils est à votre disposition pour évaluer le temps de réponse actuel de votre serveur, mais le très pratique Google Pagespeed Insights (évoqué plus haut) se révèle généralement suffisant. Si le temps de réponse franchit la barre des 200 ms, plusieurs facteurs importants peuvent en être la cause :

  • Le service d’hébergement : dans bon nombre de situations, un temps de réponse élevé du serveur est dû à la défaillance du fournisseur d’hébergement Web, ce qui est d’autant plus le cas si vous utilisez un hébergement partagé plutôt que dédié.
  • Les configurations : il se peut que votre service d’hébergement et/ou les paramètres de votre serveur ne soient pas correctement optimisés.
  • Les ressources : si votre site Web comporte beaucoup de pages, d’images, de plug-ins, d’extensions et d’applications, et que tous ces éléments ne sont pas correctement structurés, ils ralentiront considérablement votre site.
  • La mise en cache : une mise en cache appropriée permet au navigateur d’extraire les ressources depuis la mémoire cache locale au lieu d’adresser à chaque fois une nouvelle requête au serveur. L’optimisation de la mise en cache améliore considérablement la vitesse de chargement de la page, même si elle ne réduit pas directement le temps de réponse du serveur.
  • Le trafic du site Web : en règle générale, lorsque le nombre de visiteurs exécutant des requêtes sur votre site Web est supérieur à la capacité de votre serveur, le temps de réponse de celui-ci s’en trouve rallongé. Dans ce cas, les internautes risquent de ne pas pouvoir accéder du tout à votre site.

Plusieurs méthodes existent pour réduire le temps de réponse de votre serveur :

1. Veillez à opter pour un service d’hébergement approprié.

Nous avons vu précédemment que votre service d’hébergement pouvait être à l’origine d’un temps de réponse élevé de votre serveur. Il est donc important de vous assurer que vous faites appel à un fournisseur d’hébergement réputé et optimal.

Dans l’idéal, vous devriez opter pour un service dédié, mais nous savons tous qu’il s’agit parfois d’une option assez coûteuse. Il existe néanmoins des services d’hébergement mutualisé qui sont correctement optimisés et peuvent constituer un choix rentable pour les petits sites Web.

Lorsque vous comparez les offres de fournisseurs d’hébergement, consultez les avis et recommandations en ligne qui conseillent des fournisseurs capables de maintenir un temps de réponse à la fois rapide et stable.

Si votre budget vous le permet, nous vous invitons évidemment à opter pour un serveur dédié, dont le temps de réponse sera considérablement réduit.

Les autres facteurs relatifs à votre fournisseur d’hébergement sur lesquels vous pouvez agir sont les suivants :

  • Une mise en cache optimale : si votre site est hébergé sur WordPress, vous pouvez utiliser un module d’extension de mise en cache à cette fin. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez expérimenter d’autres outils de mise en cache d’origine tierce.
  • Réduction des scripts PHP : les scripts PHP sont souvent employés dans de nombreux éléments différents de votre site Web, qu’il s’agisse de thèmes, de plug-ins ou autres. S’ils ne sont pas absolument indispensables, réduisez-en le nombre. Vérifiez également que votre site utilise la version de PHP la plus récente.
  • CDN : l’utilisation d’un service CDN (Content Delivery Network) peut également être un excellent moyen d’améliorer la rapidité de chargement de vos pages si vous utilisez actuellement un service d’hébergement partagé dont le temps de réponse n’est pas optimal.

2. Investissez dans une bonne solution de gestion de bots.

Près de la moitié du trafic Web total à travers le monde provient de robots logiciels. Si le nombre de requêtes est supérieur à la capacité de traitement de votre serveur, le temps de réponse sera immanquablement plus long.

Le recours à une solution de gestion de bots telle que DataDome peut contribuer à contenir ce trafic robotisé et à réduire le temps de réponse de votre serveur de deux différentes manières :

  • En garantissant le service pour les visiteurs légitimes : l’exploration de votre site Web par des robots dans l’intention d’y commettre des activités malveillantes peut mobiliser une forte capacité de traitement du serveur en réponse à leurs requêtes. Lorsqu’une solution de gestion des robots en temps réel comme DataDome est en place, le trafic robotisé indésirable est bloqué, ce qui libère les ressources de votre serveur et raccourcit efficacement le temps de réponse. Le chargement des pages est ainsi considérablement accéléré, ce qui garantit une vitesse de navigation optimale pour les visiteurs légitimes.
  • En optimisant la bande passante du serveur : une solution de gestion de bots performante peut contribuer à optimiser la bande passante de votre serveur et à relâcher la pression exercée sur son espace de stockage. À titre d’exemple, si un robot demande une page d’une taille de 2 Mo et que le site Web reçoit 100 000 sollicitations de robots similaires chaque mois, le traitement occasionné consommera 200 Go de la précieuse bande passante du serveur. Là encore, des ressources gonflées peuvent entraîner un allongement du temps de réponse au niveau du serveur.

3. Réduisez ce volume, de même que la taille des ressources.

Si votre site est hébergé sur WordPress, commencez par choisir un thème optimal. Les thèmes WordPress peuvent contenir divers codes JavaScript et PHP qui, lorsqu’ils ne sont pas optimisés, peuvent accroître notablement le temps de réponse de votre serveur. Là aussi, vérifiez les avis et la réputation du fabricant du thème avant d’installer celui-ci.

De même, si vous utilisez des plug-ins (ou des extensions ou additifs, si votre site n’est pas situé sur WordPress), veillez à utiliser des modules d’extension optimisés, qui ne sont pas gonflés au point de ralentir la réponse de votre serveur.

À ce sujet, citons d’autres conseils supplémentaires :

  • Réduisez au minimum l’emploi de JavaScript et de CSS.

Sur la plupart des sites Web, les ressources CSS commandent l’aspect et les performances du site. Elles peuvent consommer une quantité importante d’espace de stockage sur le serveur, et on peut dire la même chose de JavaScript. Leur réduction au minimum consiste essentiellement à compresser les sauts de ligne, espaces et caractères inutiles dans les codes CSS et JavaScript, de manière à alléger les fichiers et améliorer ainsi la vitesse de traitement de ce code. Là encore, si vous êtes sur WordPress, il existe plusieurs plug-ins qui peuvent vous venir en aide.

  • Optimisez les images et les vidéos.

De nos jours, la plupart des sites Web sont riches en ressources visuelles telles que des images et des vidéos. Assurez-vous que tous les fichiers d’image et de vidéo sont correctement optimisés et compressés avant d’être chargés sur votre site Web. Divers outils vous permettent de compresser des fichiers en masse. Ils peuvent contribuer à réduire significativement la taille des fichiers et à améliorer le temps de réponse de votre serveur.

4. Optimisez votre base de données.

Mettre en œuvre l’optimisation des bases de données dans votre CMS peut être un moyen très efficace d’améliorer les performances de votre serveur.

Plus votre contenu s’étoffe (avec davantage de billets de blog, de commentaires, etc.), plus la taille de votre base de données augmente, et plus votre site Web ralentit.

Les CMS modernes offrent généralement un moyen assez simple d’optimiser leur base de données. WordPress, par exemple, propose différents plug-ins dont WP-Optimize, qui vous permet d’accomplir cette tâche en toute simplicité.

5. Pré-analyse. 

La pré-analyse consiste essentiellement à anticiper et exécuter des instructions avant qu’un utilisateur n’en fasse la demande. C’est par exemple le cas lorsque certains contenus ou liens sont préchargés en anticipant les futures requêtes de l’utilisateur.

Les navigateurs modernes autorisent généralement cette recherche préalable, qui se décline en trois types :

  • Pré-analyse de liens : à supposer qu’une page contienne seulement un lien ou quelques-uns, et que vous sachiez avec certitude qu’un utilisateur cliquera sur un lien spécifique, vous pouvez effectuer une pré-analyse de liens. Cette option permet de proposer une expérience utilisateur plus stable sur le site Web. Elle peut par exemple être appliquée afin de charger plus rapidement la page du panier d’achat une fois que les articles ont été ajoutés par l’utilisateur.
  • Pré-analyse de DNS : permet de convertir à l’avance les noms de domaine en adresses IP afin d’accélérer le chargement.
  • Pré-rendu : rendu anticipé de certains éléments ou de la page entière.

Si la pré-analyse est assurément efficace pour réduire le temps de réponse du serveur, elle nécessite une bonne compréhension du comportement des utilisateurs ; dans le cas contraire, elle occasionnera un gaspillage de ressources.

6. Évitez les polices Web.

Les polices de caractères ou la typographie Web sont de plus en plus répandues sur les nouveaux sites, mais lorsqu’elles ne sont pas correctement optimisées, elles peuvent exercer une pression supplémentaire sur votre serveur et ralentir le rendu de vos pages. La raison est que ces polices Web adressent des requêtes HTTP supplémentaires aux ressources extérieures.

D’une manière générale, n’utilisez que les styles de polices Web qui sont absolument nécessaires et, si possible, incluez uniquement les jeux de caractères utilisés sur le site. Si l’usage de polices Web est vraiment indispensable, veillez dans ce cas à utiliser les nouveaux formats WOFF 2.0 afin d’obtenir un meilleur taux de compression.

7. Éliminez les erreurs 404.

Les erreurs 404 sont envoyées aux utilisateurs lorsqu’ils demandent une page qui n’existe plus. Le problème est que ces requêtes consomment quand même les ressources de votre serveur et risquent de ralentir celui-ci en cas de demandes excessives.

Divers outils et modules plug-in vous permettent de détecter la présence d’adresses URL renvoyant à une erreur 404 sur votre site Web. Citons par exemple les logiciels gratuits Google Webmaster Tools, fort pratiques.

Une fois que vous avez identifié les erreurs 404 sur votre site, vérifiez la quantité de trafic qu’elles génèrent. Si les liens ne génèrent pas de trafic, vous pouvez les laisser tels quels. Si, en revanche, les liens sont encore à l’origine d’un certain trafic entrant, vous pouvez définir des redirections et rectifier les adresses des liens internes.

Nous vous recommandons toutefois de recourir à des redirections uniquement si elles sont indispensables. En effet, les requêtes HTTP supplémentaires ainsi générées sont susceptibles de ralentir les performances de votre site.

 

Conclusion

Comme nous l’avons vu, l’utilisateur moyen attend désormais qu’une page Web se charge en moins de trois secondes. Cette exigence se traduit par un temps de réponse du serveur de 200 ms ou inférieur.

Si vous ne vous inscrivez pas cette norme, vous constaterez un taux de défection plus élevé sur votre site, d’où généralement une perte de trafic et de revenus.

Nous vous conseillons donc d’adopter les méthodes d’optimisation suivantes pour réduire efficacement le temps de réponse du serveur :

  • Vérifiez et évaluez les facteurs décisifs qui affectent le temps de réponse du serveur et les performances de votre site en général.
  • Testez la vitesse actuelle de votre site et identifiez les erreurs éventuelles.
  • D’une manière générale, veillez à ce que les ressources de votre site soient correctement compressées et optimisées en permanence, y compris pour les plug-ins et les thèmes.
  • Utilisez une solution de gestion de bots adéquate afin de prémunir votre site Web contre le trafic robotisé, qui peut à lui seul ralentir considérablement le temps de réponse et les performances de votre serveur.